| Lettre aux Bruxellois |
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| 10-06-2010 | |
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Cher habitant de Bruxelles, Après trois années d’immobilisme politique, la situation s’avère difficile. Le chanteur Stijn Meuris veut donner un signal en s’abstenant de voter. Il fait une pause, il laisse passer un tour. Je conçois sa réaction émotionnelle, mais je ne le comprends pas. Il est grand temps que la politique se penche à nouveau sur les problèmes quotidiens des gens. Nous devons relever aujourd’hui de sérieux défis. Bruxelles se trouve prise dans la bataille entre néerlandophones et francophones qui entendent avoir raison. Mais les véritables problèmes risquent ainsi d’être noyés. Je le ressens régulièrement en tant qu’une des rares néerlandophones du conseil communal de Schaerbeek. Comme si les points que je défends ne profiteraient qu’aux néerlandophones. Comme si les intérêts des néerlandophones et des francophones étaient toujours radicalement opposés. Ce n’est pas le cas. En ma qualité de membre du conseil communal, j’essaie de réconcilier les extrêmes et de relever les défis ensemble.
A Schaerbeek, j’ai appris à vivre avec les tensions et les différences. En tant que présidente de De Kriekelaar ainsi qu’en ma qualité de membre du conseil communal, j’ai appris qu’il ne faut pas se sentir impuissant. Je ne veux pas me limiter à dénoncer les dysfonctionnements. Je veux contribuer activement à la recherche de solutions et proposer des améliorations, de sorte que tous aient la possibilité de se positionner dans notre société. C’est le fondement de mon engagement politique.
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